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 Dates des prochaines réunions des membres d'E.S.P.O.I.R:

- jeudi  20 décembre à 20h00

- mardi  8 janvier 2019  à 19h30

- jeudi  7 février à 20h00

- mardi  12 mars à 20h00

- jeudi  11 avril à 20h00

- mardi  14 mai à 20h00

- jeudi  20 juin à 20h00

  contacts:        Jean-Claude Pochet  06 85 39 48 27

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Les membres bénévoles de l’association

E.S.P.O.I.R.

vous souhaitent une très belle année 2019

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« sans la chaleur humaine de la fraternité,

alors la liberté et l’égalité […]

 resteront à jamais des valeurs froides

et nous continuerons d’errer

 à demi congelés de solitude

sur l’immense banquise

de la vie sociale »

 

Abdennour Bidar

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Communiqué de presse des 36 associations du Collectif des Associations Unies

 Paris, le 26 novembre 2018   (Extraits)

 Plan hiver : Les associations demandent des solutions dignes et durables pour les personnes !

Le 28 novembre, le Collectif des Associations Unies (C.A.U.) rencontrera le Premier Ministre. Dès le début du quinquennat, les associations ont alerté sur le drame que vivent les personnes sans domicile fixe. Malgré la forte mobilisation des associations et des services de l’Etat à la veille de l’hiver, le nombre de personnes sans domicile, souvent en famille, continue de croître.

 Le printemps 2018 a été particulièrement difficile pour les personnes à la rue, en raison de la mise en place dans plusieurs départements de critères sélectifs d’accès à l’hébergement des familles à l’hôtel provoquant des ruptures de prise en charge, ainsi que la remise à la rue des personnes liée à la fermeture des places hivernales. Cette gestion au « thermomètre » de l’hébergement, que les associations dénoncent depuis des années, entraîne une dégradation inquiétante de la situation sociale et de l’état de santé physique et psychique des personnes vivant à la rue.

 1- Le C.A.U. demande au gouvernement de respecter l’inconditionnalité et la dignité des conditions d’accueil

Les associations constatent la multiplication sur les territoires des solutions temporaires et précaires de mise à l’abri (gymnases, salles collective, haltes de nuit….) qui se substituent à l’hébergement pérenne et dégradent les conditions d’accueil et d’accompagnement des personnes les plus fragiles. Dans ce contexte, le Collectif des Associations Unies demande au gouvernement de respecter l’inconditionnalité de l’accueil, c’est-à-dire un accueil digne, sans discrimination entre les plus démunis, et sa continuité jusqu’à ce qu’une solution pérenne soit proposée.

 2- Le C.A.U. attend du Premier Ministre la mise en oeuvre d’un plan national proposant des solutions dignes et durables pour toutes les personnes à la rue

L’augmentation du budget alloué à l’hébergement et au logement accompagné est positive, mais ce budget masque un plan d’économie drastique imposé aux Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (- 13,4 millions d’euros en 2019 après une coupe de 20 millions en 2018), qui sont pourtant les centres les plus qualitatifs proposant aux personnes un accompagnement social dans la durée. De même, les économies budgétaires sans précédent sur le logement social et très social pour les trois ans à venir auront nécessairement un impact très négatif sur la production neuve, la rénovation des logements et les services rendus aux locataires les plus en difficulté. La baisse de 5 euros par mois des APL, leur gel en 2018 et leur désindexation prévue pour 2019 et 2020 fragilisent par ailleurs encore davantage les ménages pauvres et modestes qui rencontrent des difficultés pour accéder ou se maintenir dans leur logement.

 https://collectif-associations-unies.org/

 

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Hébergement en danger.

Appel des professionnel-le-s de l’urgence sociale à une réunion publique le mardi 4 décembre à 19 heures à l’Amicale (31 rue Sébastien Gryphe, Lyon 7)

 Professionnel-le-s de l’urgence sociale de différentes associations lyonnaises nous assistons actuellement à de graves bouleversements du fonctionnement de l’hébergement d’urgence. Si ces changements s’opèrent dans le silence, c’est parce qu’ils viennent à l’encontre de principes fondateurs de nos missions, à savoir l’inconditionnalité de l’accueil et la continuité de l’hébergement, et mettent en péril le sens de notre travail. Pour l’instant pas de modification des textes de lois au niveau national, ni de directives claires au niveau local, il est juste question de consignes orales données par les directions départementales notamment dans les modes d’attribution des places. Ces décisions se prennent toujours dans les bureaux des décideurs. Ni les travailleur•se•s sociales ni les personnes concernées n’ont d’informations claires. Pour autant ces décisions c’est à nous qu’il incombe de les faire appliquer, d’où ce besoin pressant de compréhension.

 Face à ce qui ressemble à une remise en question de nos missions et du sens même de notre travail, il nous semble important de nous retrouver pour discuter, échanger des informations et élaborer ensemble des stratégies et des actions collectives.

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Pour sortir les gens de la rue, « il faudrait basculer tout de suite sur du logement pérenne »

 

Recueilli par Nathalie Birchem , Journal La Croix  du  07/03/2018   (Extraits)

 À l’approche de la trêve hivernale, Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre et porte-parole d’un collectif de 34 associations, plaide pour une politique plus durable de lutte contre le phénomène des personnes sans-abri.

 La Croix: En pleine période de grand froid, le gouvernement a communiqué sur le fait que l’État finançait 150 000 places d’hébergement d’urgence, soit 17 000 places de plus qu’en février 2017. Cet effort a-t-il été suffisant ?

 Christophe Robert : Il y a eu environ 14 000 places ouvertes dans le cadre du plan hivernal, et près de 5 000 places exceptionnelles pour le plan grand froid. C’est un effort important même si l’essentiel des places grand froid sont des places de gymnase ouvertes seulement la nuit. Ceci dit, malgré cet effort, on voit bien qu’il reste beaucoup de personnes dans les rues, les squats ou les bidonvilles. Et beaucoup de personnes qui n’appellent même plus le 115. À Paris, le décompte mené fin février de la Nuit de la Solidarité, a permis de compter 3 000 personnes dans les rues alors que le nombre de places ouvertes était au plus haut.

Mais avec la fermeture progressive de ces places hivernales entre mars et juin, que vont devenir ces gens ? L’an dernier, 5 000 places avaient été pérennisées. Cette année, nous n’avons pas d’indications. Il y a donc toujours un effort à faire en matière de réponses durables.

 Que faudrait-il faire pour sortir définitivement les gens de la rue ?

 C. R. : Il faudrait, au moins pour les personnes qui sortent de places hivernales ou grand froid, basculer tout de suite sur du logement pérenne. La bonne logique, c’est la démarche Logement d’Abord. Portée depuis des années par les associations, cette démarche consiste à permettre aux personnes d’accéder directement à un logement pérenne, avec un accompagnement social si besoin, sans passer par de l’hébergement d’urgence. Le gouvernement a annoncé un plan quinquennal Logement d’Abord qui passe par la création de places en pensions de famille, en intermédiation locative et par la construction de logements HLM très sociaux, et c’est la bonne logique.

 Mais il faudrait commencer tout de suite et appliquer la loi égalité et citoyenneté qui fixe l’objectif de 25 % des attributions HLM pour les plus précaires dans toutes les zones. Il serait aussi urgent de construire plus de logements très sociaux. Le gouvernement se fixe un objectif de 40 000 par an, contre 37 000 aujourd’hui. Au Collectif des associations unies, nous pensons, qu’il en faudrait au moins 60 000.

Or nous avons quelques inquiétudes car il semble y avoir un fossé entre les intentions du gouvernement et les actes. Par exemple, il a budgété 800 millions d’économies pour les HLM en 2018 et 2019 et encore 1,5 milliard en 2020, ce qui ne va pas aider les bailleurs sociaux à construire ou rénover des logements. Il a aussi prévu 57 millions d’économies en quatre ans sur le budget des centres d’hébergement d’urgence et de réinsertion sociale. D’autres mesures vont fragiliser les ménages les plus modestes. Il y a eu la baisse de 5 € des APL en 2017 et la suppression des APL pour les accédants à la propriété. Tout ça n’est pas de bon augure…

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                    Zéro personne à la rue :

 (extraits)

plutôt que de les héberger, effacer les gens des statistiques

Publié le 31 janvier 2018

 Alors que le Président avait promis que plus personne ne dormirait à la rue cet hiver, sur le terrain on en est encore loin. Une solution a été trouvée : écarter des statistiques certaines populations jusqu’à atteindre le chiffre de zéro personne à la rue.

 « D’ici la fin de l’année, je ne veux plus personne dans les rues ni les bois » déclarait en juillet dernier le Président de la République.

 En Novembre 2017, lorsque l’Etat prévoit à Lyon 750 places supplémentaires pour l’hiver (sans compter les gymnases qui seraient ouverts en cas de « grand froid ») au moment où plus de 3000 personnes téléphonent au 115 sans obtenir de solution… un enfant pouvait comprendre que la promesse du Président de la République ne serait pas tenue.

 Ainsi, les 750 places du renfort hivernal ont été proposées à ces personnes réputées « véritablement à la rue », signalées par les professionnels. Début janvier, plus de 2000 personnes attendaient encore une solution auprès du 115. Le Préfet affichait une liste de « seulement » 200 personnes « véritablement à la rue ». Au national, déjà ce chiffre avancé de 200 n’a pas plu car mettait à mal la promesse du Président de la République. Remontée de bretelles du Préfet. 200 places supplémentaires ouvrent alors en urgence … bien vite remplies… pour atteindre un affichage de « zéro sans solution »… et le machiavélisme saute désormais d’un cran.

Aujourd’hui, la liste des « véritablement à la rue » exclut les personnes seules (elles sont plus de 700 à solliciter le 115). Seules les familles comptent. Les familles vivant en campement (soit plusieurs tentes) sont aussi écartées de la liste. Etre un enfant sous une tente est moins difficile lorsqu’il y a d’autres tentes à côté, tout le monde le sait ! Enfin, outre les 200 places supplémentaires déjà occupées, s’est ouverte ce week-end une « halte famille ». Il s’agit d’une salle comprenant 60 lits de camps qui est proposée pour 7 jours. Alors que cela devrait être son rôle, le 115 ne peut orienter sur ces places, car il ne peut attester des conditions de rue avérée. Ainsi ce sont les équipes mobiles qui se sont vues attribuer ce rôle pourtant loin de leurs missions. Pour parfaire l’hypocrisie, une famille qui refuserait la place temporaire par crainte de perdre son lieu d’installation de rue sera rayé de la liste des personnes « véritablement à la rue ». Une famille qui acceptera cette solution et sera ensuite remise à la rue sera aussi effacée de la liste car une solution aura été proposée. Il fallait y penser !

 Nous, professionnels de l’urgence sociale, ne pouvons plus nous taire et alertons, après l’avoir fait auprès de nos employeurs, au sujet d’un préjudice grave pour l’intérêt général.

 Fermer les yeux sur ce scandale engage nos responsabilités individuelles et collectives. Nous ne pouvons plus y consentir et envisageons la saisine du défenseur des droits.

 Le collectif de Professionnel de l’Urgence Sociale

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         Pour un accueil digne des migrants

 (Extraits)

Lettre ouverte portée par le collectif des enseignants de l’Université Lyon 2 et des responsables associatifs

A Monsieur le Président de la République,

A Monsieur le Premier Ministre,

A Monsieur le Ministre de l’Intérieur,

A Monsieur le Préfet de Région,

A Monsieur le Préfet du Rhône,

A Monsieur le Président de la Métropole de Lyon,

A Monsieur le Maire de Lyon,

A Mesdames, Messieurs les députés du Rhône,

A Mesdames, Messieurs les Maires d’arrondissement,

A Mesdames Messieurs, les Maires des communes de la Métropole,

Depuis la rentrée de septembre, le nombre des personnes sans solution d’hébergement ne cesse de grandir. Ce sont plus de 2 000 personnes et 300 enfants qui chaque soir dorment dans les rues de la métropole Lyonnaise ou dans des squats. 

Cette situation inacceptable et contraire au principe de dignité, viole les articles 2, 3 et 8 de la Convention européenne des Droits de l’Homme (CEDH), alors même que le droit à l’hébergement sans condition de titre de séjour est inscrit au cœur de la fraternité républicaine. Elle contredit par ailleurs les dispositions prévues à l’article 345-2-2 du Code d’action sociale et des familles. « Toute personne sans abri, en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence. »

Mesdames et Messieurs, il est encore temps de mettre en cohérence les pratiques avec les discours, de rompre avec cette logique indigne de prise en charge des êtres humains dans le cadre du plan froid  qui se perpétue malgré les critiques unanimes formulées par les plus hautes autorités morales.

D’autres moyens d’agir existent cependant.  Il suffit d’appliquer la loi. En effet, les articles L. 641-1 et suivants et R. 641-1 et suivants du Code de la construction et de l'habitation autorisent le préfet à opérer une réquisition d'usage de locaux disponibles afin de les attribuer provisoirement à des personnes confrontées à de graves difficultés de logement. Or, plusieurs dizaines de bâtiments sont identifiés aujourd’hui comme vacants dans la Métropole et peuvent être réquisitionnés.

Voici une liste non exhaustive des immeubles vacants depuis plusieurs années, et qui pourraient servir comme lieu d’hébergement plus digne et plus pérenne que la simple mise à disposition de gymnases.

 

(Suit une liste de 24 immeubles)

 

https://www.change.org/p/genevi%C3%A8ve-iacono-pour-un-accueil-digne-des-migrants?recruiter=536218778&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=share_email_responsive&utm_term=triggered